Quitter la ville pour retrouver l’herbe verte et le chant des guêpiers
L’autrice de cette tribune raconte son changement de vie. Depuis son travail et sa maison en ville, elle explique se sentir tout autant poussée dehors par cette société qu’attirée par la terre où elle va vivre avec sa fille, entre rosée et potager. L’autrice de cette tribune désire rester anonyme. Je m’appelle Caroline, j’ai 40 ans. Je vis seule avec Charlie, ma fille de douze ans, dans une ville moyenne du sud-est de la France. Au printemps prochain, nous allons changer de vie. En avril, nous vendrons notre maison de ville pour nous installer définitivement un peu plus loin, à la campagne. La Mangrove, c’est le nom que nous avons donné à notre terrain agricole d’un demi-hectare, acheté avec mon ex-conjoint il y a deux ans. Malgré notre séparation, j’ai fait mon possible pour le conserver. Je pressentais déjà qu’il y avait quelque chose à partager avec ces 5 000 m² d’herbes folles, d’arbres bringuebalants, de vols d’oies sauvages et cette lône, aux...
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