Et si la colère était (finalement) bonne conseillère ?
"La colère est une émotion très belle, très noble, et liée à la liberté, la justice, qui espère toujours un ordre meilleur" analyse la philosophe Sophie Galabru. Retour sur les bienfaits de la colère, mais aussi de l’histoire de son empêchement. Pourquoi la colère a-t-elle si mauvaise presse dans notre société ? Avec son essai Le visage de nos colères , aux éditions Flammarion, Sophie Galabru nous emmène dans l’histoire de son empêchement. La philosophie dualiste d’inspiration cartésienne, mais aussi la morale judéo-chrétienne, ont contribué à brosser un portrait hideux de la colère, la reléguant tantôt dans le rang des passions irrationnelles, tantôt dans ceux de l’immoralité. " Dans le procès qui lui est infligé, la colère est associée à plein de choses : au sentiment de la haine (…), qui peut s’alimenter dans le désir de nier l’autre et de le détruire. Alors que la colère est une émotion qui est là pour corriger un déséquilibre perçu, une offense, une...